Les participants 2016

Mélanie Beaune

Rose-Marie Bugeaud

Cindy Coutant

Rodolphe Delcros

Céline Domengie

Stéphane Duprat

Morgane Guiomar

Joffroy Jaure

Raphaële Jeune

Lucie Lafitte

Isabelle Lasserre

Merry Lau

Lucas Leclercq

Elsa Mazeau

Corinne Melin

Cerise Rousseau

Chloé Serieys

Camille de Singly

Jean-Paul Thibeau

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Première bibliographie

Pour Traverses et inattendus

Thèmes : pédagogie artistique, pédagogie nouvelle, collectif, autogestion, campement…

COMETTI Jean-Pierre et GIRAUD Eric, Black Mountain College / art, démocratie, utopie, Rennes, P.U.R/Marseille, CIPM 2014.

ILLICH Ivan
. Une société sans école, Paris, Seuil, 1971.
. La convivialité, Paris, Seuil, 1973.

LE STRAT Pascal-Nicolas
blog : http://www.pnls.fabriquesdesociologie.net
. Le travail du commun, Saint-Germain sur Ille, Editions du commun, 2016
. « Pour une recherche en plein vent », 16 novembre 2014.

(texte en ligne sur son blog : http://www.pnls.fabriquesdesociologie.net/une-recherche-de-plein-vent/)
. « La transmission des expériences collectives », 2 octobre 2014.
(texte en ligne sur son blog : http://www.pnls.fabriquesdesociologie.net/la-transmission-des-experiences-collectives/)

GOUDINOUX Véronique, Œuvrer à plusieurs. Regroupements et collaborations entre artistes, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2015.

VERCAUTEREN David (avec Thierry Müller et Olivier Crabbé), Micropolitiques des groupes. Pour une écologie des pratiques collectives, Forcalquier, HB, 2007.
Version en ligne sur : <ahref= »http://micropolitiques.collectifs.net/ »>http://micropolitiques.collectifs.net/

ZASK Joëlle
blog : http://joelle.zask.over-blog.com/
. « La démocratie aux champs », 9 avril 2016.
(texte en ligne sur son blog : http://joelle.zask.over-blog.com/2016/04/introduction-de-la-democratie-aux-champs.html)

. La démocratie aux champs. Du jardin d’Eden aux jardins partagés, comment l’agriculture cultive les valeurs démocratiques, Les Empêcheurs de tourner en rond, 2016.

Le Méta-radeau en définition

Radeau: assemblage de pièces de bois ou de divers éléments flottants qui sont liées ensemble et qui forment une sorte de plancher flottant.

Méta : est un préfixe qui indique  la participation, la succession, le changement… dans l’action.

Méta-radeau : est un  outil-véhicule  des « protocoles méta» pour conjuguer différentes expérimentations…

Le méta-radeau  est conçu pour de multiples usages :

Objet d’expérimentation. Il permet des échappées, des dérives réelles et imaginaires, et d’explorer des déperformances…Une  « époché » expérimentale en art, où sont mis en jeux migration, exode, dérive, fugue… 

Objet de procession. Démonté en différents modules, le méta-radeau peut être transporté à dos d’hommes par plusieurs personnes d’un site à un autre, et  devenir le prétexte de diverses  expériences de déambulations.

Objet plateau.  Il est également un promontoire-praticable  qui permet différentes activités….

Support de l’imaginaire. Il est évidemment un support pour l’imaginaire et un médium pour les différents intervenants et participants des sessions méta.

Support politique. Comment sortir de la sur-production actuelle tant artistique qu’extra-artistique modéliser par l’hégémonie de l’économie marchande. L’idée est bien  de travailler ce radeau à partir des notions de déproduction, d’exode, de fugue, d’échappée, de pas de côté, d’écart, de tangente, de survie, de vagabondage, où l’on emporte l’essentiel…

Un méta-radeau peut être mental, physique, d’un bloc ou modulaire, assemblé ou dispersé, microscopique ou très grand, neutre ou très colorés…

Présentation du Méta-radeau

Une proposition de Jean-Paul Thibeau

Il s’agirait de percevoir traverses et inattendus tel un méta-radeau.

Une plateforme flottante construite avec les moyens du bord et surtout les énergies conjuguées des métanautes (tout participant à une session protocoles méta, est un métanaute : un expérimentateur de l’espace-temps  méta…). En fait vous le comprenez : chacun, chacune de nous constitue un élément vivant de ce méta-radeau…

C’est à la fois une robinsonnade et une re-subjectivation de nos rapports aux autres et à soi sur un océan composite où se fécondent rencontre, indétermination, hospitalité et improvisation !

D’ores et déjà,  je voudrais vous faire partager cette très belle réflexion de Fernand Deligny :

« J’ai usé de l’image du radeau pour évoquer ce qu’il en est de cette tentative, ne serait‐ce que pour faire entendre qu’elle doit éviter d’être surchargée sous peine de s’enfoncer ou de faire basculer le radeau s’il est mal chargé, la charge mal répartie. (…) Un radeau, vous savez comment c’est fait : il y a des troncs de bois reliés entre eux de manière assez lâche, si bien que lorsque s’abattent les montagnes d’eau, l’eau passe à travers les troncs écartés. C’est par là qu’un radeau n’est pas un esquif. Autrement dit : nous ne retenons pas les questions. Notre liberté relative vient de cette structure rudimentaire dont je pense que ceux qui l’ont conçue ‐je veux parler du radeau‐ ont fait du mieux qu’ils ont pu, alors qu’ils n’étaient pas en mesure de construire une embarcation. Quand les questions s’abattent, nous ne serrons pas les rangs —nous ne joignons pas les troncs— pour constituer une plate‐forme concertée. Bien au contraire. Nous ne maintenons du projet que ce qui du projet nous relie. Vous voyez par là l’importance primordiale des liens et du mode d’attache, et de la distance même que les troncs peuvent prendre entre eux. Il faut que le lien soit suffisamment lâche et qu’il ne lâche pas. »

L’ art de la mémoire

Quelques précisions sur l’art de la mémoire

Cet héritage nous vient de l’antiquité et, peu à peu, a été oublié. Il fut revisité dans les années 60 par le travail de l’historienne de la Renaissance, Frances Amelia Yates. Dans son ouvrage L’Art de la mémoire[1], elle en raconte le mythe fondateur :

Au cours d’un banquet donné par un noble de Thessalie qui s’appelait Scopas, le poète Simonide de Céos chanta un poème lyrique en l’honneur de son hôte, mais y inclut un passage à la gloire de Castor et Pollux. Mesquinement, Scopas dit au poète qu’il ne lui paierait que la moitié de la somme convenue pour le panégyrique et qu’il devait demander la différence aux Dieux jumeaux auxquels il avait dédié la moitié du poème. Un peu plus tard, on avertit Simonide que deux jeunes gens l’attendaient à l’extérieur et désiraient le voir. Il quitta le banquet et sortit, mais il ne put trouver personne. Pendant son absence, le toit de la salle du banquet s’écroula, écrasant Scopas et tous ses invités sous les décombres ; les cadavres étaient à ce point broyés que les parents venus pour les emporter et leur faire des funérailles étaient incapables de les identifier. Mais Simonide se rappelait les places qu’ils occupaient à table et il put ainsi indiquer aux parents quels étaient leurs morts (…).

Et cette aventure suggéra au poète les principes de l’art de la mémoire, dont on dit qu’il fut l’inventeur. Remarquant que c’était grâce au souvenir des places où les invités s’étaient installés qu’il avait pu identifier les corps, il comprit qu’une disposition ordonnée est essentielle à une bonne mémoire[2].

Cette technique s’est développée par la suite, notamment avec la pratique d’un orateur comme Cicéron, pour la mémorisation de longs discours, qu’il décrit dans le De Oratore. Il est très intéressant de remarquer que, du point de vue artistique, cette mnémotechnique repose sur un usage d’images mentales, frappantes, qui, associées aux différents lieux d’un même édifice, permettent au discours d’être raconté en cheminant mentalement dans cette architecture imaginaire. Celui qui pratique cette technique possède une liberté infinie d’usage et d’association d’images et donc un champ complexe et infini d’association d’idées. Cette méthode est tout à fait fascinante. La thèse de Frances A. Yates repose justement sur ce point. Elle défend l’idée selon laquelle l’histoire de l’art de la mémoire reflète la façon dont les pratiques mobilisant l’imaginaire sont passées d’un statut de principe de cognition supérieur pour glisser vers les bases d’une aliénation.

[1] Frances Amelia Yates, L’ Art de la mémoire, Paris, Gallimard, 1975.

[2] Frances Amelia Yates, L’ Art de la mémoire, Paris, Gallimard, 1975. P. 15.

(Céline Domengie)

Présentation de la MédiTI

Une proposition de Céline Domengie et Camille de Singly

La médiathèque MédiTI sera constituée par tous les types ressources apportées par les participants et qui pourront nous aider à penser l’expérience que nous partagerons dans le cadre de T&I : livres, dvd, images, objets, etc.

Partage des ressources

Ces ressources peuvent être présentes sur supports concrets et auquel cas amenées à La Chapelle Faucher dès le 18 juillet (chacun récupère son bien à la fin de la résidence); ou bien numériques, dans ce cas elle peuvent être envoyées en amont et/ou amenées et partagées sur un disque dur à partir du 18 juillet à La Chapelle Faucher.

Les ressources numériques peuvent aussi être envoyées sous forme de fichiers (pdf, jpg, mov, etc.) ou bien sous forme de lien à consulter sur internet avant le 18 juillet (puisque nous n’aurons pas de connexion wifi à La Chapelle Faucher, ou de façon très temporaire – 1 heure par jour à la maison des associations), dans ce cas elles seront en ligne sur le blog de Traverses et Inattendus :

https://traversesetinattendus.wordpress.com

Vous pouvez envoyer vos ressources à Camille ou Céline, qui les mettront en ligne sur le blog :

camilledesingly@gmail.com

celinedomengie@hotmail.com

Expérimentations MTI + méta-radeau

Au méta-radeau pourrait s’articuler des surfaces (horizontales, verticales, obliques, etc.) qui serviraient de support pour déployer des ressources choisies dans le fonds de notre médiathèque.

Ce faisant, il s’agira de spatialiser les documents, les idées, les enjeux, afin de faire apparaître et de donner forme aux problématiques que nous soulèverons durant ces dix jours d’expérimentation.

Le déploiement de ces documents invitera à un cheminement, dont le principe est inspiré par l’art de la mémoire (voir la note page suivante).