Présentation du Méta-radeau

Une proposition de Jean-Paul Thibeau

Il s’agirait de percevoir traverses et inattendus tel un méta-radeau.

Une plateforme flottante construite avec les moyens du bord et surtout les énergies conjuguées des métanautes (tout participant à une session protocoles méta, est un métanaute : un expérimentateur de l’espace-temps  méta…). En fait vous le comprenez : chacun, chacune de nous constitue un élément vivant de ce méta-radeau…

C’est à la fois une robinsonnade et une re-subjectivation de nos rapports aux autres et à soi sur un océan composite où se fécondent rencontre, indétermination, hospitalité et improvisation !

D’ores et déjà,  je voudrais vous faire partager cette très belle réflexion de Fernand Deligny :

« J’ai usé de l’image du radeau pour évoquer ce qu’il en est de cette tentative, ne serait‐ce que pour faire entendre qu’elle doit éviter d’être surchargée sous peine de s’enfoncer ou de faire basculer le radeau s’il est mal chargé, la charge mal répartie. (…) Un radeau, vous savez comment c’est fait : il y a des troncs de bois reliés entre eux de manière assez lâche, si bien que lorsque s’abattent les montagnes d’eau, l’eau passe à travers les troncs écartés. C’est par là qu’un radeau n’est pas un esquif. Autrement dit : nous ne retenons pas les questions. Notre liberté relative vient de cette structure rudimentaire dont je pense que ceux qui l’ont conçue ‐je veux parler du radeau‐ ont fait du mieux qu’ils ont pu, alors qu’ils n’étaient pas en mesure de construire une embarcation. Quand les questions s’abattent, nous ne serrons pas les rangs —nous ne joignons pas les troncs— pour constituer une plate‐forme concertée. Bien au contraire. Nous ne maintenons du projet que ce qui du projet nous relie. Vous voyez par là l’importance primordiale des liens et du mode d’attache, et de la distance même que les troncs peuvent prendre entre eux. Il faut que le lien soit suffisamment lâche et qu’il ne lâche pas. »

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Une réflexion sur “Présentation du Méta-radeau

  1. Réinventionde soi dans un quotidien en mouvement relié à la nature des choses sensibles, imprévisibles
    où l’expérience du corps et son langage retrouvent toute sa force et sa subtilité dans le mouvement et le geste !
    Perspective, ré appropriation déploiement, il souffle dans cette transhumance proche un vent de liberté créatrice Vivement demain !

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