Première bibliographie

Pour Traverses et inattendus

Thèmes : pédagogie artistique, pédagogie nouvelle, collectif, autogestion, campement…

COMETTI Jean-Pierre et GIRAUD Eric, Black Mountain College / art, démocratie, utopie, Rennes, P.U.R/Marseille, CIPM 2014.

ILLICH Ivan
. Une société sans école, Paris, Seuil, 1971.
. La convivialité, Paris, Seuil, 1973.

LE STRAT Pascal-Nicolas
blog : http://www.pnls.fabriquesdesociologie.net
. Le travail du commun, Saint-Germain sur Ille, Editions du commun, 2016
. « Pour une recherche en plein vent », 16 novembre 2014.

(texte en ligne sur son blog : http://www.pnls.fabriquesdesociologie.net/une-recherche-de-plein-vent/)
. « La transmission des expériences collectives », 2 octobre 2014.
(texte en ligne sur son blog : http://www.pnls.fabriquesdesociologie.net/la-transmission-des-experiences-collectives/)

GOUDINOUX Véronique, Œuvrer à plusieurs. Regroupements et collaborations entre artistes, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2015.

VERCAUTEREN David (avec Thierry Müller et Olivier Crabbé), Micropolitiques des groupes. Pour une écologie des pratiques collectives, Forcalquier, HB, 2007.
Version en ligne sur : <ahref= »http://micropolitiques.collectifs.net/ »>http://micropolitiques.collectifs.net/

ZASK Joëlle
blog : http://joelle.zask.over-blog.com/
. « La démocratie aux champs », 9 avril 2016.
(texte en ligne sur son blog : http://joelle.zask.over-blog.com/2016/04/introduction-de-la-democratie-aux-champs.html)

. La démocratie aux champs. Du jardin d’Eden aux jardins partagés, comment l’agriculture cultive les valeurs démocratiques, Les Empêcheurs de tourner en rond, 2016.

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L’ art de la mémoire

Quelques précisions sur l’art de la mémoire

Cet héritage nous vient de l’antiquité et, peu à peu, a été oublié. Il fut revisité dans les années 60 par le travail de l’historienne de la Renaissance, Frances Amelia Yates. Dans son ouvrage L’Art de la mémoire[1], elle en raconte le mythe fondateur :

Au cours d’un banquet donné par un noble de Thessalie qui s’appelait Scopas, le poète Simonide de Céos chanta un poème lyrique en l’honneur de son hôte, mais y inclut un passage à la gloire de Castor et Pollux. Mesquinement, Scopas dit au poète qu’il ne lui paierait que la moitié de la somme convenue pour le panégyrique et qu’il devait demander la différence aux Dieux jumeaux auxquels il avait dédié la moitié du poème. Un peu plus tard, on avertit Simonide que deux jeunes gens l’attendaient à l’extérieur et désiraient le voir. Il quitta le banquet et sortit, mais il ne put trouver personne. Pendant son absence, le toit de la salle du banquet s’écroula, écrasant Scopas et tous ses invités sous les décombres ; les cadavres étaient à ce point broyés que les parents venus pour les emporter et leur faire des funérailles étaient incapables de les identifier. Mais Simonide se rappelait les places qu’ils occupaient à table et il put ainsi indiquer aux parents quels étaient leurs morts (…).

Et cette aventure suggéra au poète les principes de l’art de la mémoire, dont on dit qu’il fut l’inventeur. Remarquant que c’était grâce au souvenir des places où les invités s’étaient installés qu’il avait pu identifier les corps, il comprit qu’une disposition ordonnée est essentielle à une bonne mémoire[2].

Cette technique s’est développée par la suite, notamment avec la pratique d’un orateur comme Cicéron, pour la mémorisation de longs discours, qu’il décrit dans le De Oratore. Il est très intéressant de remarquer que, du point de vue artistique, cette mnémotechnique repose sur un usage d’images mentales, frappantes, qui, associées aux différents lieux d’un même édifice, permettent au discours d’être raconté en cheminant mentalement dans cette architecture imaginaire. Celui qui pratique cette technique possède une liberté infinie d’usage et d’association d’images et donc un champ complexe et infini d’association d’idées. Cette méthode est tout à fait fascinante. La thèse de Frances A. Yates repose justement sur ce point. Elle défend l’idée selon laquelle l’histoire de l’art de la mémoire reflète la façon dont les pratiques mobilisant l’imaginaire sont passées d’un statut de principe de cognition supérieur pour glisser vers les bases d’une aliénation.

[1] Frances Amelia Yates, L’ Art de la mémoire, Paris, Gallimard, 1975.

[2] Frances Amelia Yates, L’ Art de la mémoire, Paris, Gallimard, 1975. P. 15.

(Céline Domengie)

Présentation de la MédiTI

Une proposition de Céline Domengie et Camille de Singly

La médiathèque MédiTI sera constituée par tous les types ressources apportées par les participants et qui pourront nous aider à penser l’expérience que nous partagerons dans le cadre de T&I : livres, dvd, images, objets, etc.

Partage des ressources

Ces ressources peuvent être présentes sur supports concrets et auquel cas amenées à La Chapelle Faucher dès le 18 juillet (chacun récupère son bien à la fin de la résidence); ou bien numériques, dans ce cas elle peuvent être envoyées en amont et/ou amenées et partagées sur un disque dur à partir du 18 juillet à La Chapelle Faucher.

Les ressources numériques peuvent aussi être envoyées sous forme de fichiers (pdf, jpg, mov, etc.) ou bien sous forme de lien à consulter sur internet avant le 18 juillet (puisque nous n’aurons pas de connexion wifi à La Chapelle Faucher, ou de façon très temporaire – 1 heure par jour à la maison des associations), dans ce cas elles seront en ligne sur le blog de Traverses et Inattendus :

https://traversesetinattendus.wordpress.com

Vous pouvez envoyer vos ressources à Camille ou Céline, qui les mettront en ligne sur le blog :

camilledesingly@gmail.com

celinedomengie@hotmail.com

Expérimentations MTI + méta-radeau

Au méta-radeau pourrait s’articuler des surfaces (horizontales, verticales, obliques, etc.) qui serviraient de support pour déployer des ressources choisies dans le fonds de notre médiathèque.

Ce faisant, il s’agira de spatialiser les documents, les idées, les enjeux, afin de faire apparaître et de donner forme aux problématiques que nous soulèverons durant ces dix jours d’expérimentation.

Le déploiement de ces documents invitera à un cheminement, dont le principe est inspiré par l’art de la mémoire (voir la note page suivante).